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Arrépourés

(Proverbes)

Notre ami François Pujo travaille sur un dictionnaire occitan qu’il écrit à partir de plusieurs sources et avec l'aide des habitants de la vallée de Luz. Il souhaite mettre en ligne la partie proverbes (pas loin de 500). Il a pris une option d'occitan phonétique et non pas académique. Une seule exception, le « ù » se prononce « ou », Caùbère se prononce ainsi Caoubère. Il est intéressé par des remarques constructives sur des erreurs éventuelles. Vous pouvez nous écrire ici, nous transmettrons vos messages.

Arrépourés (Proverbes)


A âsou bielh, cabestré naù ! Au vieil âne licol neuf ! Aux vieux garçons, une femme jeune et autoritaire!

Abén è yé, quan béncouris ét sou én Ase, nou yèssies esta éra capo à caso ! Décembre et janvier, quand tu verrais le soleil à l’Ase, ne laisse pas la cape à la maison !

À bisto dé nas. À vue de nez (méthode de calcul très puissante appelée ABDN)

Aben è yé, barra’m éra la porto è da mé hé! Décembre et janvier, fermes moi la porte et donne moi du foin! Il ne faut rien espérer de ces deux mois! (Arrabat)

Aben è yé qué essendhyen dé pa è dé hé ! Décembre et janvier démunissent de pain et de foin !Abisabé quand éts oubrès tournen ta planta éts casaùs ! Proverbe de Sazos. Patrick BORDEROLLES raconte que suite à la crise économique de 1936, des cadets « éts caddets » ouvriers journaliers avaient demandé à leurs familles à Sazos des bouts de terrains pour faire le jardin. Des tensions étaient apparues car les ouvriers vivaient mieux que les paysans avant la crise et l’avaient fait remarquer. Il y avait des émeutes à Paris en 1936 (séquelles du krach de 1929), et une dévaluation du franc.

A Caùtarets tout qué garech ! A Cauterets tout guérit !

À coustat dé l'aygo è dét castèt dét Ségnou, nou henkiés éra maysou! À côté de l'eau et du château du Seigneur, ne construis pas ta maison! (Loucrup)

A hilhyo maridado, cent partis qué’s présentén ! A fille mariée, 100 partis se présentent ! Affaire conclue, on trouve à la faire dans de meilleures conditions !

À hum dé calhyaù ou à houéc dé bârro.  À fond (à faire fumer les cailloux)

Amassa ‘ra hâmi dap éra sét ! Rassembler la faim et la soif ! Se disait quand deux cadets se mariaient.  Pierre raconte que sa grand-mère avait refusé le mariage de sa tante avec un cadet. « Aoun la bos hè sé, n’as mêmo pas ua cadièro ! » Où vas-tu la faire assoir, tu n’as même pas une chaise ! La pauvre fille est devenue folle. Son frère Prosper est allé la voir à Lannemezan et est revenu effrayé par l’état de sa sœur (années 1930)! Mario chourro è Youan pinsa qué bon hè nouces douma. Més qué nou an ni miquo ni pa ! Même sens !

A mésuro qu'éra tèrro s'énduréch, ét co tabé ! A mesure que la terre (des sépultures) durcit, le cœur aussi !

Amou qué pot hè, aryén qué pot tout ! L’amour peut le faire, l’argent peut tout !

An dé cépèro, an dé misèro ! Année de cèpes, année de misère !

An dé glandèro, an dé paloumèro ! Année de gland (fruit du chêne) année de palombe !

Annado dé balaguèro, annado dé hartèro ! Année de balaguère (foehn) année d’abondance !

Annado dé hè, annado d'arré!  Année de foin, année de rien, souligne la pluie du printemps qui fait pousser l'herbe mais détruit les jardins par absence de soleil.

Annado dé mourelles, annado dé séquèro ! Année de hannetons, année de sécheresse ! André T.

À prou dé soucous, qué gahen et ous ! Quand on est nombreux (soucous) on a du résultat (on attrape l’ours) !

Aous qué hè séca éres houns, et sétémé qué hè péta éts pounts ! Août fait sécher les sources, et septembre fait péter les ponts !

A paraùles sottes, arélhyes sourdes ! A paroles sottes, oreilles sourdes !

A pay amassadou, hilh barréyadou ! Père qui amasse, enfant qui disperse!

A poques olhyes, pétits chiùlets ! A peu de brebis petits sifflements !

Aquesté qué dé préssat coum’ u labas en-u platè! Celui-là, il est pressé comme un schiste posé dans un plat! (Jeantou P)

Aquét qué hè ets ouélhs coum' u luzer en u hourat dé peyregn! Celui là il a les yeux comme un lézard dans un trou d'un mur de pierre! Laurent dé Cap dét Cam

Aquéts brums qué hèn éra yasso d'éra néù! Ces nuages (laiteux) font le lit de la neige.

Aquiù qué las ! Là tu l’as ! ça c’est fait (ua bestiésso)!

Aquiù qué l’as ét biadhyè ! Là tu l’as ton viager ! Qu’ey dit ét houssé (croque mort) quand u houmé sé mourigou aban d’è ét bé ! (Longuet)

Arc dé Sént Marti baù més ét sé qu’ét mayti ! Mieux vaut l’arc en ciel du soir que celui du matin !

Arc dét mayti qué hè néga éts moulis, arc dét sé n’a pas poudé ! L’arc en ciel du matin noie les moulins, l’arc du soir n’a pas de pouvoir !

Arrè dé més arraré qué la sudou du cantouniè! Rien de plus rare que la sueur d'un cantonnier!

Arré per arré ! Rien pour rien !

Arribé qué plantiè ! Arrivera ce que l’on a semé ! Les dés sont jetés ! Advienne que pourra !

Arroto porc, douma qué’t pélaron ! Rote cochon, demain on te pèlera ! Dit-on aux gens impolis.

Arrougan coum’ u ca dé bouchè. Arrogant comme un chien de boucher

Arrougagna countro et temps è et goubernomen qué hè perdé soun temps è soun arien! Pester contre le temps et le gouvernement fait perdre son temps et son argent! (Loucrup)

Arrouyou dét mayti, plouyo p’ét câmi! Aube rouge, pluie en chemin

Asou arruit, cagat dé couho ! Ou Tout petit asou, grosso couho ! Petit âne, grosse queue !

Asou flourit qué baù dus sos dé més en marcat! Âne fleuri vaut deux sous de plus au marché. (Loucrup)

Ataù qué ba toustem ét moundé, perdouna ét esparbè è puni lou couloum ! Le monde va toujours comme ça, pardonner à l’épervier et punir la colombe !

At Biroulet qu’an prés ét loup dap éra camaligo ! Au Biroulet ils ont pris le loup avec la jarretière ! Ils se sont mariés ???

At bord dét cami, qué ga toustem baléns ! Au bord du chemin, il y a toujours des vaillants ! Se dit des voleurs de bois tiré des fossés ou précipices et laissé au bord du chemin (Philippe S.).

At darrè dét ouradhyé ét bet temps ! Après l’orage le beau temps !

At Diù qui nou da maynats, ét Diablè qué da nébouts. Nébouts è néboudes én ta pla disé, loups et loubes ! A Dieu qui ne donne pas d’enfants, le diable donne des neveux. Neveux et nièces, autan dire loups et louves !

At hart ‘ra hartèro, at praùbo ‘ra misèro ! Au riche la richesse, au pauvre la misère !

At enhourna qué’s hèn éts pas cournuts ! A l’enfournée se font les pains « cournuts », cornus (avec des défauts) ! Il faut bien commencer une chose !

At prémé dé mars, touto cuquo ou cuquat qué lhyebè ét cap ! Au premier mars, toute vipère lève la tête !

Aùbo rouye, bén o plouyo ! Proverbe landais. Aube rouge, vent ou pluie !

Aùta dayt d’è pruguèro, pruguèro taù diablé ! Aussitôt que cela démange, démangeaison au diable ! Se gratter là où cela démange !

Aoun gu’a pourets nou cantén éres garïes ! Où il y a des coqs, les poules ne chantent pas ! Dans le sens de régler la dépense lors d’un repas.

Balén coum’ er’ ago dét barat ! Vaillant comme l’eau des fossés ! Eau immobile et dormante (of course)

Balén è boulur n’an yames hèt cami amasso ! Vaillant et voleur n’ont jamais fait chemin ensemble !

Baques d'Aùssoue (Ossoue), olhyes dé Troumouso, yègues d'Aulian. Vaches d'Ossoue, brebis de Troumouse, jument d'Aulian (JMS). Proverbe pour souligner la qualité des pâturages par espèces.

Baques piguétes, bedet pigat ! Vache bi-colore, veau également !

Baques poumpouses, bédèt cagarous ! Belle vache, veau négligé

Baù més ana croumpa bi qu’ ana t’at apouticayre ! Il vaut mieux acheter du vin qu’aller chez le pharmacien !

Baù més esta maù maridado qué bielhyo critiquado ! Mieux vaut être mal mariée que vieille critiquée !

Baù més paga haùré qu’haùrilhyou ! Il vaut mieux payer le forgeron qu’un apprenti forgeron !

Baù més t’ats maynats, qu’ayén bésougn d’éra brido qué d’ét espérou ! Il vaut mieux que les enfants aient besoin de la bride que de l’éperon !

Béarnés faùs è courtet ! Béarnais faux et petits ! Disent les Bigourdans, les Béarnais rétorquent « Bigourdans pirès qu'éts cas ! Bigourdans pires que les chiens !

Bébédou, cassadou è pescadou n'an yames hèt bouno maysou ! Buveur, chasseur et pêcheur n'ont jamais fait une bonne maison. Cassayre, pescayre, yougadou, bebedou nou hèn bouno maysou ! Ou même sens : « n’é’n yames bis u cassayré o u pescayre croupa u cam ! » Nous n’avons jamais vu un chasseur ou u pêcheur acheter un champ !

Bé caga en-à bigno è tourna mé la claù ! Va chi.. à la vigne et rend moi la clé ! Va te faire voir ailleurs !

Bèro candélèro, lèbo primabèro ! Belle chandeleur, vilain printemps. Equivalent français du : « Noël au balcon, Pâques au tison ».

Béù t’atteigné ! Va l’atteindre ! Bibé coumo ca è gat ! Vivre en mauvais termes comme chien et chat

Bisté hèt è pla foutut ! Vite fait bien fait !

Bouey bielh, sé nou tirè, qu’entén ! Le vieux bœuf, s’il ne tire pas, il entend ! Dans le sens ou les personnes âgées ont de l’expérience !

Bouno rénoumado qué baù més qué cinto daùrado ! Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée !

Brenté d'Azu, cames dé Caùtaretz, esprit dé Barèdhyo qué hèn u béroy houmé ! Corps d'Azun, jambes de Cauterets, esprit de Barèges feraient un bel homme !

Brénte du, droum ségu ! On dort bien le ventre plein

Ca qui trop layré, nou gnaqué gayré ! Chien qui aboie trop ne mord guère !

Cado biladhyé soun langadhyé, cado aùsérou sa cansou! Chaque village son langage, chaque oiseau sa chanson ! Souligne les différences de langage qui peuvent exister à quelques kilomètres de distance.

Cado cop qué s’escappé ua bertat, qué lou què u ouelh et nou dé pas borgni ! Chaque fois qu’il dit la vérité, il perd un œil, et il n’est pas borgne !

Cado cuquo qu’aymé sué cuquat ! Chaque vipère aime son petit ! Chaque mère aime son petit, aussi laid soit-il.

Cado u qué sap so qué cotz en-à sûo oulo (en sué métaù) ! Chacun sait ce qui cuit dans sa marmite (la tête)! Dans le sens où chacun a des faiblesses qu'il ne veut pas révéler! (Loucrup)

Cambia dé mouliè, cambia dé fripou ! Changer de meunier, changer de fripon!

Cambia dé tisné qué podes, cambia dé layrou nou hèros ! Tu peux changer de tisserand, tu ne changeras pas de voleur !

Caso, casetto. Equivalent du home, sweet, home anglais. Qué’m y caùhi la caméto, én ets aùtes larès, nou’m y pous caùha éts pés ! Source Marcel LAVEDAN.

Castagnes è bi noubeù qué hén picha éres hennes én tabléù ! Châtaignes et vin nouveau rendent les femmes joyeuses (et au delà elles se piss.. dessus).

Céù agnèrè, plouyo at darrè! Ciel moutonneux, pluie en suivant!

Co d’espargnat (d’estaùbiat), qué dé ço dé prémé gagnat ! Ce qui est épargné, c’est ce qui est le premier gagné !

Co dé bou  marcat qué tourné ca ! Le bon marché revient cher !

Counfienço poco ! Peu de confiance ! Qué disébén ets bielhs d’éts pouliticards !

Courré après ua hénno è abisa-sé qué’t hè marcha ! Courir après une femme et s’apercevoir qu’elle te fait marcher ! B. Pivot.

Cousturèro maridado, agulhyo espuntado ! Couturière mariée aiguille épointée !

Créba dé hâmi è mouri-sé d'arri! Crever de faim et mourir de rire! Nos aînés aimaient les bons mots!

Dap éts mensoundhyes qué podes ana louégn, més nou podes tourna! Avec les mensonges tu peux aller loin, mais tu ne peux pas revenir.

Dap toutes éres aygues dét gabé è dét ceù nou t'en labaros yames! Toutes les eaux du gave et du ciel ne laveront pas les soupçons qui pèsent sur toi! Ou « dap touto ‘r’ aguo dét gabé nou s’én labéri pas ! »

Dap tou fray, mindhyo è béù è sapies ço qui’t déù ! Avec ton frère mange et bois et sache ce qu’il te doit !

De hè ua couyolo qu'én semble hè u castet ! De faire une cage il semble faire un château ! Il exagère l’importance de ce qu’il fait.

Dé palhyo o dé hè, qué’t brenté séyé plé ! De paille ou de foin, que le ventre soit plein !

D’éts d’éra mét, bét u qué s’en escape ! Des peureux, quelques-uns en réchappent. Ou « éra mét qué n’a saùba més qué u ! » La peur en a sauvé plus d’un !D’éres putes è déres cagnes, qu’én yèssén éres tarragnes ! Des putes et des chiennes en sortent des obsessions ! Au lecteur le soin de l’interprétation !

Dé so dé maù dat, ni mercés ni grat! Pour ce qui est mal donné, ni merci ni gré !

Déshè u sent ta hè u santet ! Défaire un saint pour en faire un petit saint !

Dét ho et dét bériat, qu'en sabéros éra bertat ! Du fou et de l'ivrogne, tu sauras la vérité! (JP)

Diù mé préserbi dét an dé bisets, dét an d’aban o dét an d’après ! Dieu me préserve de l’année bissextile, de l’année d’avant ou de l’année d’après !

Du âsou, nou n’en yames hèt u chibaù dé courso ! D’un âne, on en n’a jamais fait un cheval de course !

Du leù bencilh qu'en pot yéssé ua béro matto! D'une vilaine pousse, il peut en sortir un beau bosquet!

Ed esquiro dé brousto en brousto, éra badalhyo dé bouco en bouco ! L’écureuil de branche en branche, le bâillement de bouche en bouche!

En-à câso dét trop mindhyadou, set cops per dïo qué sé’g peyrébatou ! Dans la maison du gros mangeur, sept fois par jour il y grêle ! Le malheur arrive sur la maison du dépensier !

En câso dé haùre, cabilhyo dé husto ! Maison du forgeron, chevilles de bois! Équivalent français de : "les cordonniers sont les plus mal chaussés".

Enés pétites bouètes qué soun éts bous engoenhs, enés granes éts pudents ! Dans les petites boites sont les bons onguents, dans les grandes les puants !

En éts grands palhyès qué soun éts grands arrats ! Dans les grandes meules (au sens de maison) sont les grands rats (les grandes dettes ou affaires)!

En grand,  qué gué ba ét trop è ét poc ! Dans quelque chose de grand, il y va le trop et le peu !

En més d’abriù, nou dèchiés éra la ta préné et hiù ! Au mois d’avril ne laisse pas la laine pour prendre le fil !

En més dé gulh, tira mé ér’agnèro è bouta mé ér’esquéro ! Paroles de brebis. Au mois de juin, enlève moi l’agnelle et met moi la cloche !

En païs déts abuglés éts borgnis soun arreys ! Au pays des aveugles les borgnes sont rois !

En païs éstrandhyè, érés baques qué tumén éts bouéùs ! En pays étranger les vaches « tument » (donnent des coups de cornes) aux bœufs ! (Sous entendu, pas chez nous)

En ta nou hè maynats, toussi dédéns è éscoupi déhoro ! Pour ne pas faire d’enfants, tousser dedans et éjaculer dehors !

Entro fripous nado canalhyo ! Entre fripons, aucune canaille !

En u coueyla du praùbé, éts calhyaùs nou quén pas ! Dans le « coueyla » d’un pauvre, les cailloux ne tombent pas ! Il est soigneux de ce qu’il a !

Er’ estèro qué semblé à ‘ra husto ! Le copeau ressemble au bois dont il est issu.

Éra balaguèro nou dé yames mourto dé sét! La balaguère n'est jamais morte de soif!

Éra bèro péro qué barè, qué barè, è qué quingou en-u merdè! La jolie poire a tourné, tourné et est tombée dans un merdier! Se dit des belles filles, ayant eu l'embarras du choix, et qui ont mal choisi! (Lisou dét Lôlou)

Era bielhyo, à cént ans, qu’aprénou à hè éra cordo én sentoé ! La vieille, à cent ans, apprit à faire la corde dans l’écheveau ! On apprend à tout âge.

Era bîto nou dé coum’éra « caisse d’épargne », éts intérests nou serbén t’ad arré à ‘ra fi ! La vie n’est pas comme la « Caisse d’Epargne », les intérêts ne servent à rien à la fin !

Era couhô qué t'a het perdé ét cap! La queue t'a fait perdre la tête!

Éra diabluro qué s’em bo què p’éres areilhyes en bat ! La « diablerie » va nous tomber dessus (depuis les oreilles jusqu’en bas) ! Dit par ma grand-mère Marie Louise quand la grange avait brûlé. Ça m’avait valu un des plus beaux fous rires de ma vie !Éra forco qué bé dét brénte! La force vient du ventre!

Era hâmi qué dé ‘ra melhyou d’éres saùces ! La faim est la meilleure des sauces !Era henno è ét dalh qué soun ta’t qui a asqueùt ! Une femme et une faux sont pour celui qui a réussi ! En prenant femme ou en achetant une faux, on tombe rarement bien !

Era lenco n'a nat os, més qué n'a hèt pouda déts gros! La langue n'a pas d'os mais en a fait casser des gros!

Era mét qué gardé éra bigno ! La peur (du gendarme) garde la vigne !

Era qui l’ayè sous éra haùto, nou maù parlinquié d’ér’ aùto ! Celle qui l’a sous la « haùto » (elle est enceinte hors mariage mais peut encore le cacher), ne parle pas mal de l’autre !

Éra séquèro dé sétémé qu'a tirat ét bouc d'éra péno! La sécheresse de septembre sort le bouc des falaises! (JP)

Era surétat dét Mauser, aré dé mélhyou ! La sureté du Mauser, rien de meilleur. Roger ROUDET

Era trouyo qué ba baisa ét porc ! La truie va baiser le porc ! Dans le sens de revanche d’une femme sur un homme.

Era yasso caùto qué hè mindhya éra soupo hérédo ! Le lit chaud fait manger la soupe froide !

Eres bères yéstres que soun en éts bèts castets ! Les belles fenêtres sont dans les beaux chateaux ! Les beaux visages ont de beaux yeux !

Eres cachiles nou lou hèn pas més maù ! Les dents ne lui font plus mal (il est mort) !

Eres caùses gadagnades p’ét hilh dap éts bés dét pay, ét bibén, soun propis dét pay ! Les choses gagnées par le fils avec les biens du père, lui vivant, sont propres (appartiennent) au père !

Eres granes espoustéyades qué hèn éres pétites yournades ! Les grands discours font les petites journées !

Éres hennes qu’an u grand nas, qu’an u bèt bach ! Les femmes qui ont un grand nez ont de beaux dessous ! (Nouguè)

Escoupi-sé en-es dits ta gaha éra pus ! Se cracher dans les doigts pour attraper la puce ! Ne rien négliger.

Escouta coumo ét porc quand pichè ! Écouter comme un cochon qui pisse !

Esmoulé ét coutet è parti ta éres Amériques ! Qué disében éts caddets aban dé muda dét païs (aban dé cambia dé coueyla). Affuter le couteau et émigrer ! Souligne la pauvreté des migrants.

Esquïo dé gat, nas dé ca, cames dé capéra, nou soun yames trop caùhats ! Dos de chat, nez de chien, jambes de curé ne sont jamais trop chauffés !

Et âgo qué ba à capbat, è éts locous à catchus ! L’eau va vers le bas et les idiots vers le haut ! Qu’ey dit éra gran may at sué pétit hilh d’Artalén maridat à Sazos !

Et âsou fart qué troube éres sariéses amares! L'âne repus trouve les cerises amères! Qué dé bertat, éts youens qu'a gan tout è nou sabén mèmo pas qué lous caù croumpa à Nadaù! È qué nou soun countents encôro!

Et âsou è et yendré qué soun dués bestiés qui's podén carga! L'âne et le gendre sont deux bêtes qui peuvent se charger!

Et baran dé la luo, qué séqué éra lagüo. Et baran dét sou qué moulhye éra capo  dét pastou. L’auréole autour de la lune sèche la mare, l’auréole autour du soleil mouille la cape du berger.

Et bén nou dé ni cassayré ni pascayré ! Le vent n’est ni chasseur ni pêcheur.Et bétilh arremplacé ét pay è ‘t hilh ! Un levier remplace le père et le fils !

Et bi embassat nou baù pas ago ! le vin renversé dans le « bas »  ne vaut pas eau !

Et bi qué dé ‘ra més sano d’éres buéssous ! Sentence de Pasteur, traduit en patois, le vin est la plus saine des boissons !

Et bou mestré qué hè et bou baylet ! Le bon maitre fait le bon valet !

Et briùlou déts cas, que dé ét totchou ! Le violon des chiens c’est le bâton !

Et ca qui entre, hè ana 'ra couho! Le chien qui entre remue la queue! Dit-on aux personnes qui n'ont pas salué à leur entrée!

Et ca qui piche, lhyèbe ‘ra couécho ! Le chien qui pisse lève la cuisse ! (proverbe Landais)

Et da qu’a perdut ét béné ! Le donner a perdu le vendre!

Et dé qui a dé qué cara-sé, qu’a dé qué parla ! Celui qui a de quoi se taire a de quoi parler !

Et dé qui n'a, cara-sé ! Celui qui a des enfants ne fait pas de réflexions sur les enfants des autres !

Et dïo d’éra Candélèro, et sou qu’arribé én-à carrèro per ‘ra grano bréquèro ! Le jour de la Chandeleur, le soleil arrive dans la rue par la granche brèche ( ?) !

Et dïo d’éra Candélèro, Marïo bèro o nou bèro, sé nou hè crespères, estacado én calhyaù d’éra carrèro ! Le jour de la chandeleur, Marie belle ou pas belle, si elle ne fait pas de crêpes, attachée au caillou de la rue !

Et dïo d’éra Candélèro, néù è troubèro ! Le jour de la chandeleur neige et tourmente !

Et dïo d’éra Candélèro qué caù hè ua crespèro ta cado olhyo agnérèro ! Le jour de la chandeleur, il faut faire une crêpe pour chaque brebis mère ! René Theil

Et dïo qu’estè téllamén loung qué ‘ra baco qu’estè taùrido ét mayti é qué bédérè ét sé ! La journée fut si longue que la vache fut fécondée le matin et elle mit bas le soir !

Et izard, quand l’as aùcit toustém trop pétit, quand lou carréyés toustém trop gros ! L’isard quand tu le tues, toujours trop petit, quand tu le portes toujours trop gros ! Roger ROUDET (dé so dé Fayrotou).

Et lard bielh qué hè bouno soupo ! Le vieux lard fait bonne soupe !

Et léù qué dé melhyou qu’ét béroy, ét léù qué duré ! Le laid est supérieur au beau car la laideur dure !

Et loup qué t’ey à marri ‘res olhyes ! Que le loup te bai.. les brebis !

Et maù qu’entré à quintaùs è qué yés à ounces ! Le mal entre à quintaux (subitement, fortement) et sort à onces (lentement) !

Et més bet ségnou dap soun aryent nou baù pas lou pastou qui biù countén ! Le plus beau seigneur avec son argent ne vaut pas le berger qui vit content !

Et més gran proupriètari dét Labéda qué dé ét gabé ! Le plus grand propriétaire du Lavedan, c'est le gave!

Et més sourd ét qui nou bo enténé ! Le plus sourd celui qui ne veut pas entendre !

Et paysa n’a dé groussiè qué ‘ra pélhyo! Le paysan n’a de grossier que la robe ! Souligne la misère des habitants mais aussi leur noblesse.

Et papé qué dé u âsou, qué prén tout ! Le papier est un âne, il prend tout ! Les paroles s’envolent, les écrits restent !

Et pécat qué hè hourat ! Le péché fait un trou ! On est puni par où l’on a péché !

Et prou qué dé prou ! L’assez est assez !

Et qui a, à câso, hilho aù hilhyou, qué nou parliè yames maù ni dé 'ra puto ni dét layrou ! Celui qui a des enfants ne doit jamais dire du mal d'une pute ou d'un voleur !

Et qui ayé bou youlh, qué’s hassie bou tras ! Que celui qui a un bon genou se fasse sa trace ! Chacun pour soi !

Et qui biù dap éts cas qu'appren à layra ! Celui qui vit avec les chiens apprend à aboyer !

Et qui cinquantéyé, nou maynadéyé ! Les quinquagénaires ne doivent pas faire d’enfants ! Et c’est bien dommage.

Et qui hè ço qui pot nou hè ço qui bo ! Celui qui fait ce qu’il peut ne fait pas ce qu’il veut !

Et qui a hèt éra gleyso qué henquiè ét auta ! Que celui qui a fait l’église fasse l’autel !

Et qui mindhyé at plasé, qué’s mindhyèri u bé ! Celui qui mange lentement mangerait un bien !

Et qui nou a ét cap, qu’enquié cames ! Que celui qui n’a pas de tête, ait des jambes !

Et qui nou bo cré ét bou pay qu’a cré ‘ra malo may ! Celui qui ne veut pas croire le bon père doit croire la mauvaise mère !

Et qui nou a ni bouéù ni carrio, qué nou laùré quand bo ! Celui qui n’a ni bœuf ni charrette ne laboure pas quand il veut !

Et qui's maridé louégn, qué troumpé o qué dé troumpat ! Celui qui se marie au loin trompe ou est trompé !

Et qui nou pot garbéya qué’s countenté d’espiga ! Celui qui ne peut faire des gerbes (moissonner) se contente de quêter !

Et qui sémié, qué coelh ! Celui qui sème récolte !

Et sang qué nou dé yames ago ! Le sang n’est jamais eau ! On ressent et parfois on essaye de venger une offense faite à la famille.

Et tambour, sé lou pagués aban, qué hè u méchant soun! Si tu payes le tambour avant, il donne un mauvais son! (Henri Nogué)

Et temps qué dé coumo 'ra santat déts bielhs ! Le temps est comme la santé des vieux !

Et trabail qué dé fi brabé, qué lou caù lécha tranquillé sénou qué’t mouchigué ! Le travail est très gentil, il faut le laisser tranquille sinon il te mord !

Ets arrépics dét tounédou o dét dalhyadou, nou hén bouno maysou ! Les restes du tondeur ou du faucheur ne font pas une bonne maison !

Ets buts quérats dét bielh castét qué s'esmicailhyén dap ét temps. Més ét bermi lou caù aùci! Les statues (buts) vermoulues (quérats) du vieux chateau s'effritent (esmicalhyén) avec le temps. Mais il faut tuer le ver!

Ets cailhyaùs nou quén yames dé cap à catsus ! Les cailloux ne tombent jamais vers le haut

Ets dé Rome, éts dé Berlin è éts dé Bielsa, qué lous té bouy tira dét Campbielh, qué disébé Laurent. Ceux de Rome (les Italiens), ceux de Berlin (les Allemands), ceux de Bielsa (les Espagnols), je vais te les sortir du Campbielh ! Laurent s’était battu contre les Italiens en 1940, passeur ensuite de 42 à 44 (contre les Allemands) et sa haine des Espagnols n’est pas encore expliqué ! Voir « Sabatut Laurent ».

Ets grands pourtaùs qué’s barén coum’ éts pétits ! Les grandes maisons (pourtaùs) se ferment comme les petits !

Éts maynats, da-ous bîto, è sé bon esta bestiés, qu'ous arrégardé (qu’én soussen)! Les gosses, leur donner à manger et s'ils veulent être bêtes, ça les regarde.

Ets maynats, pourvu qué nou panièn, è qué nou aùcinquin ! Les enfants, pourvu qu’ils ne volent pas, et qu’ils ne tuent pas ! (Yvette dét Benquè)

Ets pouricous séguichén éra garïo ! Les poussins suivent la poule ! Les chiens ne font pas des chats !

Éts tors è éts boussuts qu'an et diable déssus ! Les tordus et les bossus ont le diable dessus. Ou, même sens : Qué nou gu’a ni tor ni boussut qué nou soussi courroumput ! Il n’y a ni tordu ni bossu qui ne soit corrompu !

Fart è bouno yasso ! Repus et bon lit ! Se dit des enfants manquant de motivations car trop aidés par les parents. Qué lous manqué ! Qu’est ce qu’il leur manque !

Fégnant coum’ u gat borgni ! Fainéant comme un chat borgne !

Fégnant coum’ u gat dé baquè ! Fainéant comme un chat de vacher, nourri tous les jours probablement !

Fi coum’ ét peù dét porc ! Fin comme le poil du porc ! Cousu de fil blanc

Garaùlo pradèro, neù et troubèro! Corneille dans les près, tourmente de neige! (JP)

Gato (o âsou) bielhyo nou bo migoles, quand né bo qu'én bo poques ! La vieille chatte ne veut pas de caresses, quand elle en veut, elle en veut peu !

Gentilhyot més u chugnaù pépiot ! Gentil mais un peu simplet

Gouyo dé gouyo, gouyo dét diablé! Servante de servante, servante du diable !

Gra dé milh én garganto d’âsou ! Grain de millet dans la gorge d’un âne (peu de choses) !

Grano ligasso è pétit maù ! Grand pansement et petit mal ! (Paul Pratdéssus)

Gùerdot dé maù è dé hèné ! Garde toi du mal, et d'en faire

Habilhyo u tisou qué sémblé u ségnou ! Habille un tison, il ressemble à un seigneur !

Hart coum’ u ca dé barguèro ! Repu comme un chien de parc ! Proverbe d’Ariège, se disait lors des rassemblements de troupeaux dans les « barguères » suivis de la traditionnelle ripaille de « coustéttes ».Hart coum’ u porc dé mouli ! Repu comme un cochon de moulin ! Où sont en abondance grains et farine

Hayno dé curè, taco d’oli ! Haine de curé tâche d’huile!

Hè crédit d’éra ma ta ‘ra potcho ! Faire crédit de la main à la poche ! Payer au comptant !

Hè ét âsou ta è bren ! Faire l’âne pour avoir du son !

Hè ét cambi dét bouhou !  Faire l’échange de la taupe (faire un échange pas équitable). Voir couho

Hè ét pount aban d'è éres crabes ! Faire le pont avant d'avoir les chèvres, vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué !

Hè Pasques aban éts Arrams ! Être enceinte avant le mariage ! (Célinou)

Hénno gleysèro, puto o sourcièro! Femme “gleysèro” (fréquentant trop l’église), ou pute ou sorcière!

Hénno harbudo, tout lou moundé la saludé ! Femme barbue, tout le monde la salue ! (sorcière ?)

Her naù, sé nou talhyé qué lutz ! Fer neuf, s’il ne taille pas il luit ! Tout nouveau tout beau !

Houmé casaniè, ou putou ou bourratchè ! Homme casanier, ou pute ou ivrogne

Lèbo souquo, bét béncilh ! Vilaine souche, jolie pousse ! A père méchant, fils gentil !

Léquo’t aquéro ! Léche toi celle-là ! Le sens est dur à traduire. Se dit quand on a reçu une réprimande ou une remarque désagréable mais vraie, et qu’il faut encaisser.

Loung coumo ‘ra hâmi dé may. Long comme la faim du moi de mai. Souligne la faim du mois de mai quand le grenier à foin est vide et la neige n'est pas encore partie des prés. Ou même sens : « May hérédou, ni tougnes ni tougnous ! », mai froid ni miches (pains) ni petites miches !

Malaùt dé bouno maysou, dap poc qué n’a prou ! Malade de bonne maison, avec peu il en a assez ! Soit il est peu exigeant malgré une grave maladie, soit il est à chaque fois peu malade ?

Mal haye éra may qui l’ey quériat ! Maudite soit la mère qui l'avait pourri (quériat, vermoulu) ! Nos aînés n'avaient pourtant jamais entendu parler de Freud!

Malo pét nou pot mouri ni ‘ra bouno arréberdi ! Mauvaise peau (mauvaise personne) ne peut mourir ni la bonne reverdir (rajeunir) !

Marido et gâbé, qu’es câré ! Mariez le gave et il sera maté !

Mars hérédous, may plouyous ! Mars frileux mai pluvieux !

May més déts âsous ! Mai mois des ânes (rut) !

Méchanto annado quand éts curés laùren è ‘res putes hialen ! Mauvaise année quand les curés labourent et les putes filent !

Més d'âsous, més dé pets ! Plus d’ânes, plus de pets. Plus de fâcheux, plus de nuisances.

Mesdayt qué dé heù ét mélic, qué l’hossen hèt ét herbè ! Plutôt que lui couper le cordon,  il eut mieux valu lui couper l’œsophage !

Mindhya broc è caga la ! Manger de la bruyère et chi.. de la laine ! Chose impossible of course !Mountagno claro, Bourdéù escu, plouyo o néù at tout ségu ! Montagne claire, Bordeaux sombre, pluie ou neige assurément ! (Benquè)

Mountâgno escuro, Bourdeùs cla, plouyo nou bo da! Montagne sombre, Bordeaux clair, pas de pluie !

Mourt et ca, mourto ‘ra royo ! Le chien est mort, la rage est morte!

Nadaù escu, blat at ségu, nadaù luat, ni mil ni blat. Noël sombre, blé sur, noël "luat", avec lune, ni millet ni seigle!

Nadaù sence luo, cén olhyes qué tournén à uo ! Noël sans lune, cent brebis deviennent une !

Nou balhyé ét lard  t’ats cas ! Il ne donne pas le lard aux chiens. Ou même sens : « Aquet nou estaqué pas éts cas dap saùcisso ! ». Celui-là, il n’attache pas les chiens avec de la saucisse !

Nou-s caù foute ni d'u maynat ni d'u bielh ni d'u lêù ! Il ne faut pas se moquer  ni d'un enfant, ni d'un vieux, ni d'un idiot, l'enfant va grandir, vieux vous le deviendrez, idiot, vous est-il promis de ne pas le devenir ? YDB

Nou caù perdé et pèché p’ét béla! Il ne faut pas oublier l'essentiel (pèché) pour le paraitre (béla)! (JP). Simone le disait avec une différence : « nou caù perdé ét pèché per péla », il ne faut pas oublier de paître (se nourrir) pour « péla », peler l’herbe, le superflu !

Nou g’a hum qué nou g’ayé houec ! Il n’y a pas de fumée sans feu !

Nou né g’a pas t’at clot dét cachaù ! Il n’y en a pas pour le trou d’une dent !

Nou podes pas esta en-à proucéssiou è souna éres campanes ! On ne peut pas être à la procession et sonner les cloches ! Ou « u aùset qui bolé nou pot coua », un oiseau qui vole ne peut pas couver. Voir ci-dessous.

Nou g’a arré dé maù dit ta qué séyé arrédit ! Il n’y a rien de mal dit jusqu’à ce que ce soit redit !

Nou s'et pot abandoua et ayumpa! On ne peut pas sonner les cloches à la volée et bercer un enfant!

Nou s'et pot picouta è léca harïo! On ne peut pas siffler et lécher de la farine. On ne peut faire tout à la fois ! Nou s’ét pot hè tout at cop ! Picouta è léca harïo !

Nou’s caù yames préssa, ta mouri è ta paga ! Il ne faut jamais se presser, pout mourir et pour payer !

Nou-t podes foute d'u més gran qué tu, nou dé nascut è nou nachéro ! S'et truffes d'u més pétit, nou-t hèro haùteya més tapoc ! Tu ne peux pas te moquer d’un plus grand que toi, il n’est pas né et il ne naitra pas ! Si tu te moques d’un plus petit, ça ne te fera pas grandir non plus ! YDB

Nou troubèris cailhyaùs én gabé ! tu n’es pas dégourdi !

Olhyo entécâdo, louégn d’éra aùlhyâdo ! Brebis tuberculeuse, loin du troupeau !Orémus, orémus, éres crabes dé Berbérus qué hèn ét mus! Parodie de prière, les chèvres de Berbérus font le mus!

Pago paysa! Paye paysan! C'est toujours les humbles qui payent.

Panams qué hèbén ataù! Les aïeux faisaient ainsi! Souligne la résistance au changement de nos aînés (certains disent que cela perdure encore).

Pâques marset, aù an hâmi è ét an qui bé més ! Pâques au mois de mars, faim dans l’année et l’an prochain pire !

Parti sentouréto è tourna putéto ! Partir pèlerin (e) et revenir petite pute ! Les pèlerins montaient à pied à Héas la veille de la messe, et on raconte que la nuit passée sur place pouvait être animée.  Voir « capéro »

Passa d’éra sèllo t’at aùardo ! Passer de la selle au bât ! Souligne la dégradation de sa condition

Passat et barrancou, adiù et santou ! Passé le danger (barrancou) adieu le saint !

Pas tant dé crabés, ét bouc qué’s hè bielh ! Pas tant de chèvres, le bouc se fait vieux ! Per dé leùs caps, qué sé perdut dé bèts cus ! Pour de vilaines têtes, il s’est perdu de beaux culs ! (Nouguè)

Per ua peyro, nou s'empêché pas dé basti u castèt ! Pour une pierre on n’empêche pas de bâtir un château ! Ou même sens « n’ey pas per ua cabilhyo qué décham dé basti ét castèt ! » Ce n’est pas pour une cheville que l’on arrête de bâtir un château !

Péricles d'abriù, neù tat soum dét capiù ! Orages en avril, neige en haut du faitage !

Pétit més hardit ! Petit mais hardi !

Pétits mousquilhs qué hén brama grans âsous! Les petits moustiques font bramer de grands ânes.

Pla mindhya è pla pinta soun en aùnou en Labéda ! Bien manger et bien boire sont à l’honneur dans le Lavedan ! Des gens qui ont mérité un tel proverbe ne peuvent être que des gens bien.

Pleydéya éra capo dét abesqué ! Plaider le manteau de l’évêque ! Discussion inutile.

Ploura éres arrises dét an passat ! Pleurer les rires de l'an dernier (9 mois avant)

Plouyo éd hiber, calou én estiù (Saint Lezer) ! Pluie l’hiver, chaleur en été !  Les vieux étaient contents, cela augurait d’une bonne saison agricole.

Per ‘ra punto o per talou, qu’a parti ét sabatou ! Par la pointe ou par le talon, le soulier doit mourir !

Porc pénut qué caù bébé u truc ! Porc pendu il faut boire un coup !

Poumo poueyrido, qu’én hè poueyri d’aùtes ! La pomme pourrie en fait pourrir d’autres ! Dans le sens où il faut éliminer le mauvais exemple.

Pouya et escalè nou dé pas entra en-à crampo ! Monter l’escalier n’est pas entrer dans la chambre ! Méthode de contraception imparable.

Prat qu'a bésoun bras : les prés ont besoin de bras (RN)

Praùbes tant qui boulhyes més éra bachèro nèto ! Pauvres tant que tu veux mais la vaisselle nette ! Pauvres mais honnêtes !

Quand a bis éts couilhyous, qu’a dit qué yèré u marrou ! Quand il a vu les couilles, il a dit que c’était un mâle !

Quand dés nascut pouyrit, qué bibes pouyrit è qué t'as à mouri pouyrit! Quand tu es né pourri, tu vis pourri et tu meurs pourri!  Proverbe terrible, la rédemption n'a pas sa place! Même sens que « Qué l’a pourtat én-a labe, qué lou tournaro en linço » !

Quand éra baco sé léque, et lendouma arré nou séque ! Quand la vache se lèche, le lendemain rien ne sèche !

Quand éra luo cambié en bèt, trés dies après prén ét capèt ! Quand la lune change en beau temps, pluie trois jours aprés!

Quand ét coucut canté descaparat, poc dé palhyo, poc dé blat ! Quand le coucou chante « descaparat ? », peu de paille, peu de grains ! Quand ét gâbé ploure, qué hèro bén o plouyo ! Quand le gave pleure, pluie ou vent à venir !

Quand ét gat én courné qué’s labè è s’espugé, éra plouyo qu’ey séguro ! Quand le chat se lave et s’épouille dans la chaleur du foyer, la pluie est sûre !

Quand éts préseys soun bouets, éts chibaùs qué truquén ! Quand les mangeoires sont vides, les chevaux « truquén », tapent (ils le font savoir) !

Quand ét sé dé Nadaù éra luo qué dé grano, en-à bordo, sus 100 olhyes nou’n ba damoura qué uo ! Quand le soir de Noël la lune est grande, dans la grange, sur 100 brebis, il ne va en rester qu’une !

Quand éts brums ban tat Labéda, da ‘res abarques at ca ! Quand les nuages vont vers le Lavedan (quand le vent du sud souffle) donne les « abarques » au chien. Comment faut-il le comprendre ? Temps sec où l’on n’a plus besoin de chaussures ? Ou chausser le chien pour qu’il ne se mouille pas !

Quand éts brums ban t’Aùran, taù diablé qué ban! Quand les brumes vont vers « Aùran » (Oran donc vers le sud), elles vont au diable (loin) ! Donc beau temps ?

Quand éts gros magrechén, ets mâgres qué hèn et pet ! Quand les gros maigrissent, les maigres meurent !

Quand lou diablè nou sap més qué hè, qué s’espéraqué ét cu ! Quand le diable ne sait plus quoi faire il se déchire le cul ! L’oisiveté est la mère de tous les vices !

Quand nousto Damo d'aous passé, éra terro qu’es glaço!  Quand notre Dame d'août passe (15 août), la terre se glace! (Loucrup)

Quand piché ét Marbourè, éra baco pèch en Saùbè ! Quand la cascade de Gavarnie coule (éts Marbourè), la vache broute à Saugué !

Quand ploy, u bet témps t'at baylet! Quand il pleut, beau temps pour le valet!

Quand ‘ra couyôlo qué dé hèto, l’aùset qué s’én ba ! Quand la cage est faite, l’oiseau s’en va !

Quand ‘ra hâmi piqué, qu’ey bouno ‘ra miquo ! Quand la faim pique, bonne est la mique !

Quand ‘res garïes pichien ! Quand les poules pisseront ! Quand les poules auront des dents !

Qu'an gahat éra mousco! Elles ont pris la mouche, le bétail est énervé.

Qu’a à cragné d’è hérét ét qui sé désabilhyé aban d’anassé t’at lhyet ! Celui qui se déshabille avant d’aller au lit doit craindre le froid ! Dit dans le sens où quelqu’un distribue son patrimoine avant de mourir.

Qu'a lou diablé passat per 'ra sabato! Il a le diable dans les chaussures (le diable chevillé au corps)

Qu'a met dé néga-sé én u escoupi! Il a peur de se noyer dans un crachat!

Qu’a passat éres coumes dé Hourcado ! Il a passé la coumbe de Hourcade ! Qué disébé Antoinette quand nou troubabé so qui cercabè ! Dans le sens où l’objet s’était envolé.

Qu'a patienço coum' u gat chalibo! Il n'a pas de patience

Qu'a ‘ra gulo més grane qu'ét sac ! Il a la gueule plus grande que le sac ! Les yeux plus grands que le ventre !

Qu’a toucat ét cu d’éra malo ! Il a touché le fond de la malle ! Il est bien habillé.

Qu'a toustem arrats én cap, qué l'empêchen dé droumi ! Il n'a jamais le cerveau en repos, il ne dort pas.

Qu'estourdigouri ét diablé ! Il étourdirait le diable!

Qué baù més : Alzheimer o Parkinson ? Parkinson, qué baù més barréya éra meytat dét bi qué désaùbliga aoun soun éres bouteilhyes ! Le lecteur me pardonnera cette traduction d’une blague française.Qué baù més canta dap u lèù qué ploura dap u béroy ! Il vaut mieux chanter avec un vilain que pleurer avec un mignon ! Autre version : « qué baù més arri at tras du léù qué ploura at prés du béroy ! »

Qué baù més canta dap u bielh qué ploura dap u youén ! Il vaut mieux chanter avec un vieux (mari) que pleurer avec un jeune !

Qué baù més chaùma qué maù moulé ! Il vaut mieux chaumer que mal moudre !

Qué baù més esta crabè à Agost qué curè à Bizos ! Pauvres villages, pauvres curés !

Que baù més u leù pédas que nou pas u bèt hourat ! Il faut mieux un rapièçage laid qu’un beau trou !

Qué baù més u gnac dé ca qué u pot dé capéra ! Il vaut mieux une morsure de chien qu’un baiser de prêtre !

Qué baù poc ét âsou qui nou pot pourta ‘ra aùardo ! Il vaut peu l’âne qui ne peut pas porter le bât ! Jean PUJO

Qué baù poc ét qui nou pot proumété ! Il vaut peu celui qui ne peut pas promettre ! (Henri Candédo)

Qué caù bébé ta désaùbliga més nou pas désaùbliga dé bébé ! Il faut boire pour oublier mais ne pas oublier de boire ! Source Le vieux ChanayQué caù estaca ét âsou aoun ét mestré lou bo, è sé ét âsou qué s’escané, tant pis ! Il faut attacher l’âne là où le maître le veut, et s’il s’étrangle tant pis !

Qué crech coum’ éra merdo at sou ! Il croit comme de la merde au soleil (il dépérit) !

Qué dé at mestré à bouta éts cas déhoro ! C’est au maitre de maison de mettre les chiens dehors (affirmation de son autorité)

Qué dé bielh coum'u prat! Il est vieux comme un pré!

Qué dé coum' éts bous cas, toustem dé hourro! Il est comme les bon chiens, toujours prêt à se battre!

Qué dé coutent coumo ‘ra garïo quand a troubat u coutet ! Ironie, il est content comme la poule qui a trouvé un couteau (qui va la tuer) !

Qué dé més aysit dé cara-sé qué dé nou pas parla trop ! Il est plus aisé de se taire que de ne pas trop parler !

Qué dé més facilé dé hè curè qu'aùlhyè ! Il est plus facile de faire curé que berger.Qué dé pénut én cay dét so ! Il est pendu au crochet du sol (il est par terre) !

Qué dés coum’ u courbas, qué tournés toustem t’at nid ! Tu es comme un corbeau, tu reviens toujours au nid !

Qué dés coum’ u escrabat en-à 'stoupo ! Tu es comme un scarabée dans de la litière! Englué et incapable de te mouvoir.

Qué dés foutut coum’ ua claù dé coura. Souligne la maigreur de l'individu

Qué dés tentat ! Tu es comme possédé par le diable!

Qué disourin qué tout mayti que da u cop dé pè à 'ra biélhyésso ! On dirait qu’il donne un coup de pied à la vieillesse tous les matins.

Qué g’a mès dé maridats qué dé countents ! Il y a davantage  de mariés que de contents !

Qué gu’a dé touts béncilhs én ua matto ! Il y a de tout dans un bosquet (de belles ou laides pousses). Comme pour les enfants d’une fratrie.

Qué gué ban o qu’én z’én tournan ? On y va ou on s’en retourne ?

Qué gué dan ét cap t’at cabestré ! Ils y vont la tête vers le licol ! Se dit des soi-disant « rebelles » que la vie se charge de mater.

Qué gué passèri baques yugnudes! Il y passerait des vaches attelées! Dit-on aux personnes qui ont peur dans les chemins étroits et aériens des montagnes! Qué gué passèri éres baques! Même esprit!

Qué hé maù estanqua ét houec d’ua bielhyo bordo ! Si j’ai bien compris, il est malaisé d’éteindre le feu (au c….) d’une vieille demoiselle !

Qué hè pès naùs ! Elle fait des pieds neufs (elle est enceinte)

Qué hè tapadhyé coum' u ardit en-à potcho! Faire du bruit comme une pièce de monnaie dans une poche ! Il est silencieux

Qué hèri éres patés à u gat! Il ferait des pattes au chat, qué disébé Pierre en parlant de Georges FORGUES! Les gens qui l’ont connu se rappellent du fabuleux artisan qu’il était.

Qué hèri leyt bébé à u ca! Je ferai haleter un chien! Dans le sens de forme physique (course en montagne)

Qué hés coum' ét Toy, qué't déri è qué't doy! Je te donnerai un coup, eh bien je te le donne! Menace et frappe en même temps!

Qué l'a hèt coumo laba et cap ad âsou! Se dit quand on n’a aucun effet d'une action dont on espérait un résultat!

Qué l’a pourtat én-a labe, qué lou tournaro en cubertou (linço) ! Il l’a porté dans les langes, il le portera dans le linceul !

Qué l’an pla haleydat ! Ils lui ont donné un bon souffle ! Disait-on au bébés en pleine santé.

Qué mindhyé ét crabot ét dé qui pot ! Mange le chevreau celui qui peut ! La pauvreté voulait que l’on vende les produits de la ferme.

Qué’m troumpi bet cop, més yames nou perdi. Qué gagni o qu’appréni ! Je me trompe parfois mais je ne perds jamais. Je gagne ou j’apprends. N. Mandéla.

Qué nou caù pas croumpa u lhyèbré en-u saquet ! Il ne faut pas acheter un lièvre dans un sac ! Il faut voir la marchandise of course (la personne qui m’a donné ce proverbe parlait du mariage)

Qué nou g’a nat arrémédi melhyou qué ‘ra patienço ! Il n’y a aucun remède meilleur que la patience !

Qué nou mindhyè més qué s’at béù ! Il boit tout ce qu'il gagne

Qué parlé tant, qué s'en birèri éra plouyo! Il parle tellement qu'il braverait la pluie!

Qué s'a dit éra mîsso, qué la sé mindhyè! Il a dit la messe, il la mange ! Se dit d'un curé qui vit de sa charge (et de la quête)

Qué s’a perdut éra claù dét cu ! Il a perdu la clé du cu ! Qui mange un oignon péte comme un démon !

Qué s’én hè coum’u asou d’éts cops dé bérrets ! Il s’en fait comme un âne qui reçoit des coups de béret ! Il s’en moque !

Qué s’én hè coum’ u bédet quand poupè ! Il s’en fait comme le veau qui téte ! Il ne s’en fait pas ! Ou, même sens : Chagrina-sé coum’ u bédet quand poupè !

Qué tourne et hiù p’éra gulhyo ! Se dit des personnes qui ont les facultés mentales amoindries par l'âge.

Qui néùrech ét nébout, néùrech ét loup! Qui nourrit son neveu, nourrit le loup!

Qué nou dé maù d'esta maù ! Ce n'est pas mauvais d'être méchant !

Qué pésé u âsou mourt ! Il pèse un âne mort !

Qué sé gu’entend coum’ u âsou ta câssa calles ! Il s’y entend comme un âne pour chasser les cailles ! Ou, même sens : Qué sé gu’entend coum’ u âsou ta houélhya musturet ! Il s’y entend comme un âne pour garnir le plat de cuisson du « musturet » de feuilles !

Qué sé mindhyat éra car dét porc éra préméro ! Il a mangé la viande de cochon la première ! Manger son pain blanc en premier.

Qué’s sémblén coum’ ét porc è ét âsou ! Ils se ressemblent comme le cochon et l’âne !

Qué tirèri u fénéant dét oumpro ! Elle sortirait un fainéant de l'ombre ! Elle est très belle !

Qui aymé éra suo henno, nou la yèssé at sou d’herbè ! Qui aime sa femme ne la laisse pas au soleil de février !

Qui bèro la démouro, bèro Diù l’ac da ! Qui belle attend, belle Dieu lui donnera !

Qui cagué én casaù cagué én métaù ! Qui chie dans le jardin, chie dans le « métaù », pot à faire la soupe. Un peu ambigu, faut-il fumer le jardin, ou éviter me mettre des excréments humains au jardin ?

Qui dap maynats sé ba droumi, dap pichous sé lhyèbé ét mayti ! Qui va se coucher avec les enfants avec des pisseux se lève le matin! Il faut faire attention à ses fréquentations !

Qui ditz éra bertat perd ‘ra amistat ! Qui dit la vérité perd l’amitié !

Qui pédassé, sou temps lou passé, qui nou hè arré, tabé ! Qui rapièce passe son temps, qui ne fait rien aussi !

Qui's hè olhyo, ét loup qué la sé craqué! Qui se fait brebis, le loup la mange!

Qui n’ac gosé pas hè dap ét dïo, qu’at hè dap éra halhyo ! Qui n’ose pas le faire avec le jour le fait avec le flambeau ! Lâcheté ?

Qui nou sé yames troubat én u port dé mountagno o sus éra ma, nous sap préga Diù ! Qui ne c’est jamais trouvé sur un col élevé ou sur la mer ne sait pas prier Dieu !

Qui pèch éra punto, pèch éra yunto! Celui qui fait paître l'herbe naissante perd le foin futur. Equivalent français de « manger son blé en herbe ».

Qui’s lhyèbé dé bou mayti qué pichè aoun bo ! Qui se lève de bon matin pisse où il veut !

Qui cerqué è trobé n’emplégué pas maù éra poso ! Qui cherche et trouve emploie bien sa pause !

Qui lou sa bébé ét bi ? Eres garïes ? Qui doit boire le vin ? les poules ?

Qui té ér’ anyèlo p’éra couho è ‘ra henno p’éra fé qué pot disé qué nou té arré ! Qui tient l’anguille par la queue et sa femme par la fidélité peut dire qu’il ne tient rien !

Qui toque et ca , toque et mestre! Qui touche le chien , touche le maître !

Qui tout s’ag bouté en u toupi, qué s’ag mindhyé u mayti ! Qui fait des conserves (toupi) se le mange un matin !

Qui trop amarré, poc qu’estregn ! Qui veut trop accaparer retiendra peu !

Qui yèté peyrètes, yèté amourètes ! Qui jette des petites pierres, jette des amourettes ! Taquineries des amants.

Qu'ou semblé qué ba gaha 'ra luo dap éts cachaùs ! Il lui semble qu’il va attraper la lune avec les dents ! Ou, même sens : Qu'ou semblé que nou a qu'aùri et cu ta gaha mousques ! Il lui semble qu’il suffit d’ouvrir le cul pour attraper des mouches ! Il sous-estime l’ampleur de la tâche.

Quouate ouelhs qué balén més qué dus ! Quatre yeux valent plus que deux, il faut faire vérifier les choses par un autre

Sé blet sabé qui soy, gardat dap qui boy ! Si vous voulez savoir qui je suis, regardez avec qui je vais.

Sé caù hûye, hûye ! S’il faut fuir, fuyons ! Ou, il ne faut pas faire les choses à moitié !

Sé erbè nou erbéyé, touts éts més dét an qué tracaréyen ! Si février n'est pas février, tous les mois de l'année sont instables !

Sé la caù hèlo, hèlo : s'il faut la faire, faisons la bien ! (la fête of course)

Sé la coundés bèro, bouto là prou louegn! Si tu racontes une histoire extraordinaire, met là suffisamment loin (pour que personne ne puisse vérifier)!

Sé nadaù nou hè toucou, à Pasques qué hè crabou ! Si Noël ne fait pas l'imbécile (toucou), à Pâques il fait du charbon ! Noêl au balcon Pâques au tison!

Sé nou’t hès bielh, qué sabés so qui t’en costé ! ou  « ét qui nou’s hè bielh, qué sap so qui lou costé ! ». Si tu ne te fais pas vieux, tu sais ce que cela coûte ! Germain Fernandez et Henri Candédo.

Sé et aùset qu’ey bet, qué sa’prend per bec ! Si l’oiseau est beau, il le prend par le bec ! Se dit d’un bébé bien portant, donc la mère a du lait !

Sé éts murs qu’enténén, éres peyres qué parlén ! Si les murs entendent, les pierres parlent !

Sé nou sabés t’aoun bas, gerdo d’aoun arribes ! Si tu ne sais pas où tu vas,  regarde d’où tu viens !

Sé ‘ra lûo cambîé en bèt, trés dîes après prén ét capét! Si la lune change lors de beau temps, trois jours après prend le manteau.

Sé séguèchés ét mêmo cami, qu’arribés toustem én mêmo endret ! Si tu suis le même chemin, tu arrives toujours au même endroit ! Dans le sens de sortir des sentiers battus.

Sé’t bos hè-té critiqua qué t’as à marida, set bos hè-té plagné qué t’as à mouri ! Si tu veux te faire critiquer, tu dois te marier, si tu veux te faire plaindre tu dois mourir !

Sé you è ‘ra hénno picham cla, sé ‘ra yègo piché espés, qué bam pla touts trés! Si moi et la femme pissons clair, si la jument pisse épais, nous allons bien tous les trois.

S'enténés 'res campanes dé Betpouey, qué ba hè lè! Proverbe de Sers. Si tu entends les cloches de Betpouey, le mauvais temps arrive.

S’ét dan u chibaù, nou lou caù pas garda éts cachaùs ! Si on te donne un cheval ne lui regarde pas les dents !

S’ey cors, qué t’ori tirats éts ouelhs ! S’il avait eu des cornes il t’aurait crevé les yeux ! Qué disébé Pierre quand nou troubabé so qui m’ey démandat (éra caùso qué yèré à coustat dé you) !

So dé mîé, mîé, so dets aùtes à partadhye ! Ce qui est à moi est à moi, ce qui est aux autres est à partager !

So dé partadhyat qué hè plasé! Ce qui est partagé fait plaisir!

So dé prés, prés ! Ce qui est pris est pris !

So qui arribé dé riflou, raflou, qué s'én tournè ta gnicou, gnacou ! Équivalent de « bien mal acquis ne profite jamais ! Michèle S.

So qui’s caù bé aban dé mouri-sé! Ce qu’il faut subir avant de mourir !

So qui’t ban hè bé! Ce que l’on va te faire voir!

Ta counnéché u mayouraù, qué caù mindhya u sac dé saù ! Pour connaitre un « mayouraù », major  (berger en chef) il manger avec lui un sac de sel (il faut passer du temps avec lui).

Ta hè séca u camalhyou, ét gat qu'a passa dét sôtou t'at soulè sensé passa per escalè! Qué disébé ét Coummandant. Pour faire sécher un jambon, le chat doit passer de la cave au grenier sans passer par l'escalier! Souligne aussi l'absence "d'étanchéité" et la ventilation des maisons d'autrefois!

Ta Nadaù, caùsses nou caù, dé Nadaù enna éd iber qué s’én ba ! Ta qué ‘res caùsses ? Jusqu’à Noël, il ne faut pas de bas, à partir de Noël, l’hiver s’en va. Pourquoi des bas ?

Ta ‘ra sasou d’éres castagnes, gayta ‘ra mountagno, ta ‘ra sasou d’éres garbères gayta ‘ra ribéro ! A la saison des châtaignes, guetter la montagne, à la saison des moissons (gerbes ou javelles) guetter la rivière ! (proverbe de Saint Pé)

Ta Sen Bisens, mey gra, méy hé, méyo palhyo è ét porc entiè ! A la Saint Vincent (mi janvier), moitié grain, moitié foin, moitié paille et le cochon entier !

Ta Sen Bisens, qu’abachén éts tords è pouyén éts bens ! A la Saint Vincent les « tords » tordus se baissent et les vents montent !Ta ‘sta én bouno santat, hè coumo ét médéci, bébé bi ! Pour être en bonne santé, faire comme le médecin, boire du vin ! Reçu 100 pour 100 par Pierre.

Tant qu’a hè dé hène uo, hèné ua grâno ! Tant qu’à faire une connerie, en faire une grande ! Oué nou n’én hèto nado, qu’én caù hè uo ! Qué disébé Barriquo !T’ats courbas éd olhyo pouyrido nou pud pas !  Pour les corbeaux la brebis pourrie ne pue pas !

Taùri qué podes, pourga qué caù ! Baiser tu peux, « pourga », nettoyer le jardin il faut !

Terro négro hè bou blat, éra blanquo ét gamat ! La terre noire fait le bon blé, la blanche le moisi !Toca gué sé gaùses ! Touche-y si tu oses ! Devise d’Orthez (Gaston VII de Moncade face au roi d’Angleterre). « Toquoy si gaouses ? » sur le site de la ville d’Orthez.

Tout âsou qui pété qué’s fout d’éra cargo ! Tout âne qui pète se fout de la charge !

Tout her naù qué luts ! Tout fer neuf  luit ! Tout nouveau tout beau !

Tout so qui dé blanc nou dé pas harïo ! Tout ce qui est blanc n’est pas farine !

Tout so qui dé dat ou panat qué dé melhyou ! Ce qui  est donné ou volé est meilleur. Même sens « u bou arrépas qué dé u arrépas aùfrit ». Un bon repas est un repas offert.

U cubertou n’a nado potches ! Un linceul n’a pas de poches !

U hoûmé sensé u coutet qué dé coum’ ua misso sensé curè ! Source Arroudèrou dé Sazos ! Un homme sans un couteau, c’est comme une messe sans curé ! Pierre racontait que l’institutrice Mme Vigroux grondait les enfants s’ils n’avaient pas de canif sur eux !

U mensoundhyé pla dit qué baù ua bertat sé nou dé proubado ! U mensonge vaut une vérité si la vérité n’est pas prouvée. Si vous voulez être menteur, soyez un menteur habile (mais rien n’est supérieur à la vérité)!

U « sénior » qué dé u bielh qu’y a tayrés (è qui nou bo créba) ! Un sénior est un vieux qui a des sous !

U Toy nou cragn qué Diù, éts péricles è ‘ra lit ! Un Toy ne craint que Dieu, le tonnerre et l'avalanche !

U tros dé pa, ua leyt d'ago è u cop dé pè én cu! Un morceau de pain, une gorgée d'eau et un coup de pied au cul! Tel était parfois le repas de Labri!

Yames dé bou mayti qu’a empruntat à tard ! Jamais de bon matin n’a emprunté à tard !

Yèn dét Labeda, meytat yèn è meytat ca ! Gens du Lavedan, moitié humain et moitié chien

You la car è tu ets os ! A moi la viande et à toi les os ! Déformation par les enfants d’un chant latin lors de la messe.

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