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La visite du Maréchal Foch en 1919

à Tarbes et dans les Hautes-Pyrénées

Accueil.

Après la grande guerre de 1914-1918, deux grands hommes représentant la France incarnent la Victoire : Georges Clémenceau et le Maréchal Foch. Ce dernier est né à Tarbes.

La naissance de Foch

Ferdinand Foch est né dans cette maison le 2 octobre 1851. Il est le sixième d’une famille de sept enfants. La maison est devenue le musée Foch en 1951 (photos plus bas sur cette page) et la rue s’appelle aujourd’hui rue de la Victoire. Foch vécut ici jusqu’à l’âge de 12 ans avant de suivre ses parents et poursuivre ses études dans plusieurs communes : Valentine, Rodez, Lyon, Saint-Etienne, Metz.

Nous n’allons pas retracer les états de service du Maréchal, ni refaire l’histoire de la Grande Guerre (on retrouve aisément ces informations sur d’autres sites). Nous allons surtout raconter la visite de trois jours dans notre département effectués par Foch en septembre 1919 à l’aide de documents et photos bien souvent introuvables. La visite historique de Foch marquera l’histoire de la ville de Tarbes : ce jour-là seront inaugurés deux monuments aux morts (un place Verdun, l’autre sous l’escalier à l’intérieur de la Mairie) et on donnera les noms de Place Verdun (ancienne Place Maubourguet) et Rue du Maréchal-Foch (ancienne rue des Grands-Fossés).

L’arrivée à Tarbes en 1919

Le document qui raconte le mieux cette visite en détail nous a été envoyé par Daniel Mur que nous remercions pour cette contribution. Nous allons en publier de larges extraits tout au long de cette page.

Ferdinand Foch arrive le 27 septembre 1919 en gare de Tarbes. Il visitera sa maison natale, la Mairie de Tarbes et d’autres lieux dans le département, le tout sur trois jours.

Le cortège descend la rue Victor-Hugo (au fond la gare).

Foule immense également pour l’inauguration du Monument aux Morts. Ce Monument, déplacé depuis sur les Allées, n’est pas le Monument aux Morts de Tarbes (situé dans la Mairie) mais le Monument de tout le Département des Hautes-Pyrénées.

L’épée du sculpteur Firmin Michelet.

Le fauteuil dans lequel s’est éteint Foch le 20 mars 1929 à Paris.

Le cabinet de travail a été reconstitué (Foch a quitté cette maison à l’âge de douze ans).

Foch à Tarbes

Foch effectua également une visite chez son frère à Tarbes. On le voit ici en compagnie de son beau-frère, M. Malartic, devant le jardin de son frère (16 rue Clémenceau - merci à M.Mur pour le renseignement).

Les Tarbais avaient fait de gros efforts de réception. Ici un Arc de triomphe à l’entrée de la rue Brauhauban.

Un banquet fut donné en l’honneur du Maréchal et de la Maréchale. Voici le discours du Maire de Tarbes, M. Boué, prononcé pour l’occasion :

Foch dans les autres communes

Le Maréchal fut reçu dans d’autres communes où il avait des attaches ou des souvenirs  : Lourdes, Argelès-Gazost, Ossun, Bagnères-de-Bigorre et Valentine (près de Saint-Gaudens dans le 31) :

La maison natale de Foch (musée)

La Maison natale de Foch se visite. Elle a été transformée en musée et on y trouve des objets ou des documents de première importance comme l’épée de Michelet remise à la Mairie, des photographies, des lettres, des cahiers, mais aussi le fauteuil dans lequel il est mort à Paris et même son masque mortuaire…

L’American Legion

Une autre journée du souvenir eut lieu le 15 août 1921 avec la pose d’une plaque sur la maison natale du Maréchal. Les Américains seront très touchés par l’accueil qui leur est réservé, supérieur à celui reçu dans d’autres villes. Les deux hommes portant la plaque sur la photo sont : le commandant John G. Emery (à gauche) et le colonel Franklin d’Olier (à droite).

La mort de Foch

Les obsèques nationales de Foch ont eu lieu à Paris le 26 mars 1929. Le Maréchal repose aux Invalides.

Le souvenir de Foch

La statue équestre à Tarbes

Nombreuses sont les rues ou statues qui rendent hommage au Maréchal Foch. En voici une sélection.

à Bagnères-de-Bigorre (Monument aux morts), une copie existe également à Jézeau (65).

à Lourdes

à Paris (Trocadéro)

à Rethondes, là où a été signé l’armistice (auteur Firmin Michelet en 1937). Durant l'Occupation, Hitler fera dynamiter tous les monuments de la clairière, à l'exception de la statue de Foch.

à Londres, la statue de Foch est très bien située près de Buckingham Palace.

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Place Verdun

Voir la page spéciale "Victoire 1918".

Foch à plusieurs étapes de sa vie (photos collection Daniel Mur).

Foch a eu 4 enfants dont un est mort à la guerre le 22 août 1914, le jour le plus meurtrier de l’Histoire de France (27000 morts en une journée). Son gendre, mari de la fille aînée du Maréchal, est décédé également le même jour. Il a également eu des petits-enfants que l’on voit sur cette photo. L’un d’eux, Jean Bécourt-Foch décèdera en 1944 et sera fait compagnon de la Libération à titre posthume.

L’arrivée à la Mairie

Une foule incroyable place de la Mairie (Place de la république)

La statue de Danton est noyée au milieu des nombreuses personnes.

Le maire de Tarbes remet une épée d’Honneur au Maréchal.

La maison natale de Foch sur laquelle on a posé une plaque.

Le maréchal dans la chambre où il est né (à gauche, son frère).

La réception du vainqueur au Conseil Général à Tarbes.

La réception à Ossun evant le monument aux Morts.

Arrivée en gare d’Arreau.

Foch à Valentine.

Nous n’avons pas pu trouver de photos des visites de Foch à Argelès-Gazost ou Bagnères (pas sûr qu’elles existent). N’hésitez pas à nous écrire si vous en possédez : loucrup@orange.fr. Merci.

La foule devant l’estrade officielle de la réception à Lourdes.

Le Maréchal et la Maréchale sur l’estrade à Lourdes.

Le Maréchal Foch, marqué d’une croix, au banquet officiel.