Mi-carême et jeudi gras
dans les Hautes-Pyrénées
Merci à Paul Leparoux pour l’aide à la réalisation de cette page.
La mi-carême était une fête populaire se situant au milieu de la période du carême
(souvent en mars), traditionnellement consacrée au jeûne et à la sobriété dans la
tradition chrétienne. Elle avait lieu environ trois semaines après le début du carême,
offrant une pause festive avant de reprendre cette période plus austère. Autrefois,
c'était un moment de réjouissance marqué par des défilés, des bals et des déguisements
dans les villages relativement importants (chef-lieu de canton), un peu à la manière
du carnaval. Cette fête était inconnue des petits villages. Dans certaines villes,
on élisait même une " reine de la mi-carême ", symbole de fête et de renouveau. Très
célébrée aux XIXe et début du XXe siècle, notamment à Paris, la mi-carême permettait
aux travailleurs et aux étudiants de s'accorder un moment de détente. Aujourd'hui,
cette tradition a largement disparu. Voici quelques rares clichés, colorisés, de
la mi-carême dans les Hautes-Pyrénées :
Mi-carême à Trie-sur-Baïse en 1913.
Mi-carême à Arreau en 1946.
Mi-carême à Arreau en 1946.
Mi-carême à Arreau en 1947.
Le jeudi gras était une journée festive qui précèdait le début du carême, généralement
célébrée le jeudi avant le Mardi gras (souvent en février). Il s'inscrivait dans
la période du carnaval, marquée par des excès de nourriture et de réjouissances avant
les privations du carême. Ce jour-là, on avait pour tradition de manger des plats
riches, notamment des beignets, des crêpes ou des fritures, afin d'utiliser les réserves
d'œufs, de beurre et de sucre. Dans certaines régions, des fêtes, défilés et déguisements
accompagnaient cette journée conviviale. Le jeudi gras était donc une étape gourmande
et joyeuse, annonçant les grandes festivités du carnaval et la transition vers une
période plus austère.
Le jeudi gras en vallée de Campan, en 1912.