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Zut ! Il grêle ...

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La pluie ou la neige sont quelquefois des événements météorologiques souhaités. En revanche, la grêle est vraiment redoutée de tous, surtout quand elle cause des dégâts aux cultures, aux habitations ou aux véhicules. Les photos ci-dessous sont issues de nos collections, les articles de presse et les délibérations nous ont été aimablement communiquées par Daniel Mur, que nous remercions. Nous souhaitons récolter sur cette page tous vos clichés d’événements liés à la grêle dans les Hautes-Pyrénées  : photos de grêlons bien sûr ou photos de dégâts (on prend quelquefois, hélas, des photos pour son assureur).

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Campan Ste-Marie - 16 juillet 2013

Très gros et surtout très long épisode de grêle. Voici quelques extraits parus dans le journal local :

Campan dévastée par la grêle - « Nous n’avons jamais vu ça à Campan ! »  disaient les plus anciens du village, après l’orage de grêle qui s’est abattu sur la vallée de Campan ce mardi 16 juillet vers 16 heures Des grêlons de 1 à 3 cm qui tombaient sans discontinuité entre Sainte-Marie-de-Campan et Galade, pendant au moins 30 minutes, détruisant tout sur leur passage. Sous la puissance de ce mitraillage venu du ciel, les plantations et les arbres ont été saccagés tout comme les voitures, les ardoises et même les fenêtres de toit qui n’ont pas résisté à la force de ces chutes de grêle rarissimes, voire inouïes dans ce secteur. Peu de temps après le début de l’orage, une épaisse couche de neige, 50 cm par endroits ! a recouvert les champs et les routes nécessitant l’intervention du chasse-neige du conseil général ainsi que de la gendarmerie pour faire la circulation. En effet, des torrents se sont formés sur les pentes, notamment au Peyras, déversant un débit d’eau impressionnant sur la chaussée provoquant même une accumulation d’eau de 40 cm au pont de la Rimoula. Mardi soir, Gérard Ara, maire de Campan, et Jacques Gardères ont ouvert une cellule d’urgence à la salle des fêtes de Sainte-Marie pour établir un premier bilan des dégâts causés par l’orage. Si les biens publics n’ont pas subi de gros dommages, les dégâts sont considérables chez les particuliers. Jardins et mobiliers de jardins détruits, toitures et véhicules abîmés et surtout des inondations dans les habitations avec un niveau d’eau montant jusqu’à 30cm. Les pompiers ont dû même intervenir chez un habitant dont la maison a été fortement endommagée et a dû être bâchée. Plusieurs heures après l’orage de grêle, Campan était toujours recouverte d’une épaisse couche de blanc. La réunion du conseil municipal mercredi soir devait permettre peut-être de présenter un nouveau bilan réactualisé.                                     V.T.

Barèges et Gèdre - 20 juillet 1783

Ce jour-là, un orage des plus violents s’abattit sur la vallée de Héas, puis sur celle de Barèges, et causa des dégâts incalculables, par l’immense quantité d’eau et de grêle qui détruisit les récoltes, ensabla les champs et les prés, emporta les chemins et les ponts, etc… Le naturaliste Palassou, qui en ce moment était à Gavarnie fut témoin de ces désastres et en a fait une description dans ses Nouveaux Mémoires, 1823, page 125. D’après Les Annales des sept vallées du Labeda par Jean Bourdette.

Nous cherchons aussi des photos et des renseignements sur le gros orage de grêle (grêlons de 5 cm) qui était tombé sur Tarbes et sa région le 5 juillet 1993. Merci d’avance ! On se rappelle surtout de tous les véhicules tarbais endommagés, ce qui avait donné du travail aux carrossiers du secteur pour une année entière !

Tarbes - 5 juillet 1993

Sud de Tarbes - 25 août 1901

Tarbes et alentours - 13 juillet 1927

En 1934, un crédit sera alloué pour des fusées paragrêles qui, on le verra en 1936, ne seront pas très utiles…

Voici la grêle « record » de 1936, record qui, espérons-le, ne sera jamais battu…

Tarbes - 7 juillet 1936

Pour parler d’une grêle impressionnante, on parle de grêlons gros comme des balles de ping-pong. Ici ce sont des véritables boules de pétanque qui se sont abattues sur notre Bigorre, à Tarbes.

Ce cliché exceptionnel a été pris par « Photo Studio », 2 place Verdun à Tarbes en 1936.

Quelques précisions sur cet orage de grêle :


Journal Officiel (1936) : « La ville de Tarbes et une trentaine de communes environnantes ont été particulièrement touchées ».


Annales - débats parlementaires (1937) : « 4000 immeubles sont sans toiture et 2000 à la campagne ».


Bulletin des engrais (1939) : « Des grêlons peu serrés, mais de grosseur remarquable, causant, dans la région de Tarbes, des dégâts énormes aux toitures. Un de ces grêlons ramassé à la gare pesait 820 grammes ».


M. Gérard Riffarth avait raconté ses souvenirs dans le journal local en 2000 (il avait 88 ans) : « La première qui me vient à l'esprit, c'est la grêle de juillet 36. Nous étions à Lourdes et, vers 4 heures, l'après-midi, nous avions vu un ciel d'encre au-dessus de Tarbes. Une heure plus tard, on est allés voir ce qui s'était passé. En arrivant à Tarbes (l'entrée était à peu près au niveau de l'actuel rond-point de la route de Lourdes), on a commencé à voir les maisons avec les toits crevés. Plus on avançait vers le centre, plus c'était grave. Il pleuvait dans toutes maisons. Par terre, il y avait des grêlons plus gros que des oeufs de poule. Il avait fallu plus d'un an pour tout réparer. »

Presque tous les toits de la ville de Tarbes avaient été détruits ce jour-là, comme on peut le voir sur ces clichés d’époque pris route de Lourdes.