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Histoire des attentats

à Lourdes

Les lieux de culte de toutes confessions sont, hélas, régulièrement victimes de dégradations, ou pire, d’attentats terroristes. Les sanctuaires de Lourdes n’échappent pas à la règle. Ils ont en effet été la cible d’au moins trois attentats. Heureusement, il n’y a pas eu de victimes mais uniquement des dégâts matériels et des grandes frayeurs.

Dimanche 14 août 1977

De la dynamite a fait exploser le dôme de la Basilique souterraine Saint-Pie X. Aucune cérémonie n’était prévue ce dimanche-là. Il n’y a pas eu de blessés, mais un cratère de 1m50 de diamètre est apparu dans la voûte. L’explosion a également provoqué des bris de vitres sur les immeubles voisins.

La « une » et l’article du journal local La Dépêche du Midi du lundi 15 août :

Vendredi 12 août 1983

Le chemin de croix des Espélugues à Lourdes compte 15 stations, ce qui représente 115 personnages. La première station, avec Ponce Pilate assis en haut de l'escalier, date de 1899. Elle a été l'objet d'un attentat le vendredi 12 août 1983. Le personnage de Ponce Pilate fut détruit. Le contexte était celui de la venue du Pape Jean-Paul II à Lourdes trois jours plus tard le 15 août à Tarbes et Lourdes.


Voici ce qu'on pouvait lire dans le journal local « La Dépêche du Midi » :


Le groupe Arrêt-curés

« L'attentat a lieu vers 3 heures, le vendredi 12 août 1983. Des éclats de bronze de plusieurs kilos provenant de la statue de Ponce Pilate sont retrouvés à plus de 100 mètres du lieu de l'explosion. L'action est revendiquée par un groupe qui s'est baptisé Arrêt-curés et qui dit, par son acte, vouloir « protester contre la venue du PDG de la multinationale du Vatican en visite sur la SARL Soubirou ». Le samedi 13 août, un jeune homme et deux jeunes femmes de la mouvance anarchiste sont interpellés à Toulouse. Les policiers découvrent dans leur domicile du matériel artisanal semblable à celui utilisé la veille à Lourdes. Aussitôt inculpés pour destruction par explosif menaçant la sécurité des personnes et écroués, ils sont remis en liberté trois semaines plus tard et condamnés ensuite à des peines de prison associant ferme et sursis. »

La tête de Ponce Pilate a été conservée.

Voir aussi nos deux pages consacrées à la statue détruite de Ponce Pilate et à la visite du Pape en 1983.

Mercredi 15 août 2001

Lourdes a frôlé le drame lorsqu’un individu a pénétré dans les sanctuaires par la porte Saint-Joseph (notre photo) avec sa voiture chargée d’explosifs.


Voici l’article de presse paru le lendemain dans Le Nouvel Observateur : « Pendant que 40.000 personnes assistaient à la messe du 15 août, un prétendu suicidaire a pénétré dans les Sanctuaires, sa voiture bondée d'explosifs. Un septuagénaire espagnol, qui affirme avoir voulu se suicider, a forcé mercredi l'entrée des Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes avec sa voiture chargée d'explosifs artisanaux. Après avoir mis le feu à son véhicule, le forcené a été maîtrisé par le service de sécurité tandis que l'incendie était rapidement éteint. Personne n'a été blessé. L'homme a été placé en garde à vue. Au moment de l'incident, qui s'est produit à l'une des deux entrées du site, à la porte Saint Joseph, environ 40.000 personnes assistaient à la messe de l'Assomption à quelques centaines de mètres de là, selon le service de communication des Sanctuaires.  

Cocktails Molotov. Dans le véhicule, immatriculé en Haute-Garonne, ont été retrouvés trois bouteilles de butane avec un détenteur, des cocktails Molotov, des cartouches et une carabine de 22 Long Rifle avec un chargeur déjà approvisionné, ainsi que des cartouches qui contenaient des centaines de clous. « Tout laissait à penser que cette personne préparait un acte particulièrement violent », a déclaré le procureur de la République, Yves Saint-Macary. « Il semble que le choix de Lourdes et des Sanctuaires ne soit pas vraiment délibéré », a précisé le magistrat. « Cette personne ne revendique aucun mobile religieux, politique ou partisan de manière quelconque. Il déclare qu'il a voulu mettre fin à ses jours ». Selon l'abbé Patrick Jacquin, recteur des Sanctuaires, interrogé sur LCI, l'homme « a parlé d'un contentieux l'opposant au maire de sa commune », Muret, en Haute-Garonne. (AP) »

A noter aussi que le 15 août 2010, une fausse alerte à la bombe entraîne l'évacuation de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les Sanctuaires. Par ailleurs, on ne compte plus les vérifications de colis suspects.

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